En vu de la départementalisation de Mayotte soumise par référendum en mars 2009, les députés français ont souligné le problème lié à l’état civil des mahorais. Selon eux, seulement 50% de la population mahoraise serait inscrite dans l’Etat Civil français. Dans la réalité, comment un mahorais actuellement peut-il devenir français ?
Actuellement, c’est le dispositif CREC (Commission de Révision de l’Etat Civil) qui tente de répondre aux besoins de mise en place de l’état civil français à Mayotte. Mais le CREC, selon de nombreuses personnes, Yves Jego compris, est un réel échec. En effet, il faut entre trois et cinq ans pour qu’un mahorais qui fait la demande d’état civil français se voie accepter ou refuser le statut de citoyen français
Alors que le référendum pour ou contre la départementalisation de Mayotte arrive à grands pas, le CREC semble ne pas pouvoir répondre à l’urgence de l’établissement civil français. Si les mahorais votent pour la départementalisation de Mayotte en tant que département français, alors il faut trouver un nouveau moyen pour établir un état civil juste et fiable. C’est là tout le problème. Comment remplacer le CREC dans l’urgence du référendum
Depuis 2000 le CREC est en place, et selon Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, il faudrait que les 300 000 euros alloués au fonctionnement de ce dispositif soit au moins multipliés par trois. Or, le gouvernement français refuse cette proposition. Une nouvelle fois, le gouvernement français semble ne pas vouloir offrir toutes les ressources nécessaires correctement. Il va falloir pourtant rapidement répondre au besoin urgent de la création à 100% de l’état civil à Mayotte. Mais peut-être que l’impossibilité actuelle de cette indexation des mahorais en tant que citoyen français arrange plus qu’il ne gène le gouvernement français.




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