Mercredi 17 décembre, Nicolas Sarkozy a reçu les élus mahorais à l’Elysée pour les informer officiellement et personnellement sur l’échéancier de la départementalisation de Mayotte. Le discours, selon les élus mahorais, a été franc et sincère, mais n’a pas été forcément dans le sens qu’ils attendaient.
Tout d’abord, le Président a confirmé la date du 29 mars 2009 pour le référendum sur la départementalisation de Mayotte. Les mahorais se rendront donc aux urnes pour donner leur choix sur la possibilité pour Mayotte de devenir le 101ème département français.
En cas de victoire du « oui », ce n’est qu’en 2011 que Mayotte sera officiellement érigé en département français. Tous les différents droits qu’obtiendra Mayotte en tant que département français ont été passés en revu :
- Le RSA sera mis en place en 2012, et correspondra qu’à 25 % du montant métropolitain.
- Mayotte ne disposera pas d’un Conseil Régional et d’un Conseil Général comme les autres départements. Il disposera d’une seule structure qui regroupera les deux.
- Ce n’est qu’en 2014 que Mayotte sera soumise au droit fiscal français (impôt, TVA, etc..), et pourra ainsi bénéficier si elle en fait la demande de Région ultrapériphérique européenne, et donc bénéficier d’aide supplémentaires.
- L’un des premiers points qui sera mis en œuvre et l’adaptation de l’Etat Civil aux normes française, soit le recensement rapide et efficace des mahorais.
Les élus mahorais se sont dits rassurés en sortant de cette rencontre avec le Chef de l’Etat. L’échéancier est plus long que ce qu’ils avaient espéré, mais Nicolas Sarkozy a tout de même confirmé et assuré la volonté de la France à donner à Mayotte le statut de 101ème département français.




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