C’est hier qu’un Rwandais du nom de Pascal Simbikangwa a été arrêté par les autorités mahoraises pour trafic de faux papiers. Suite à cette arrestation, Interpol a identifié également Pascal Simbikangwa comme un des participants présumés au génocide rwandais de 1994.
Depuis 2000, Pascal Simbikangwa est arrivé clandestinement dans les Comores. Depuis 2005 c’est à Mayotte qu'il avait élu domicile, et où il exerçait, en collaboration avec d’autres mahorais, un commerce florissant de trafic de faux papiers. En tout, ce sont deux ateliers de faux papiers qui ont été démantelés : on y fabriquait des faux passeports, des fausses cartes d’identité françaises, ainsi que des fausses cartes professionnelles de gendarmes. Plus de 3 000 personnes auraient eu recourt aux services de Pascal Simbikangwa qui revendait en moyenne les faux papiers 100 euros. Le calcul est vite fait : Pascal Simbikangwa aurait donc empoché près de 300 000 euros !
Une fois arrêté par les policiers, ces derniers ont fait une requête de routine auprès d’Interpol au cas ou. Bingo ! Pascal Simbikangwa est également recherché depuis 1994 pour génocide et complicité et conspiration de génocide au Rwanda. À l’époque, il était le responsable des renseignements généraux du gouvernement Hutu. Rappelons que cet ignoble génocide a coûté la vie à près de 800 000 rwandais principalement d’ethnie Tutsie.
Pascal Simbikangwa encourt à Mayotte 10 ans de prison pour fabrication de faux papiers. En outre, le gouvernement rwandais demande son extradition pour qu’il puisse être jugé pour sa complicité au génocide de 1994.
C’est ce qu’on peut appeler « un gros poisson » que les policiers mahorais ont démasqué. Son procès devrait avoir lieu à Mayotte le 10 novembre prochain. Si la demande d’extradition au Rwanda aboutit, il sera alors ensuite remis aux autorités rwandaises où il sera alors jugé pour ses actes de 1994.




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